Il existe des endroits que l'on croit exagérés jusqu'à ce qu'on les voie de ses propres yeux. La lagune aux sept couleurs de Bacalar en fait partie : un miroir d'eau douce de près de quarante kilomètres où le bleu se décline en sept nuances, du turquoise presque blanc des hauts-fonds sableux à l'indigo profond des zones les plus creuses. Bacalar est un Pueblo Mágico pour de bonnes raisons, et même si elle est loin de Cancún, c'est l'une de ces destinations qui justifient pleinement le voyage. Nous vous racontons ici que faire à Bacalar et comment en profiter sans se presser.
Pourquoi Bacalar a sept couleurs
Le phénomène n'est pas un argument marketing : la lagune change de couleur selon la profondeur de l'eau, la composition blanche du fond fait de gypse et de sédiments, et la manière dont la lumière du soleil se reflète dans chaque zone. C'est pourquoi les teintes évoluent au fil de la journée et les mêmes eaux paraissent différentes en milieu de matinée et au coucher du soleil. Bacalar est en outre une lagune d'eau douce alimentée par des sources et des cenotes, et non une plage de mer : l'expérience y est donc sereine, tiède et transparente, très différente du grand large des Caraïbes.
Le village en lui-même est calme et arboré, avec ses rues de maisons basses, ses petits cafés et une vie loin des foules de la Riviera Maya. Cette quiétude fait partie de son charme : on vient ici pour ralentir.
Que faire à Bacalar : eau, bateau et lever du jour
L'activité phare, c'est de partir sur la lagune. Vous pouvez opter pour une balade en bateau partagée ou privée, ou monter à bord d'un voilier pour glisser en silence entre les différents bleus ; les deux prévoient en général des arrêts baignade. Si vous préférez quelque chose de plus intime, louez un kayak ou une planche de SUP et partez au lever du jour, quand l'eau est comme du cristal et qu'il n'y a presque pas de vent. C'est le meilleur moment de la journée, sans bateaux et avec une lumière douce qui rend inoubliable ce premier coup de pagaie.
- Réservez la balade en bateau ou en voilier un jour à l'avance en haute saison.
- Partez en kayak ou en SUP très tôt : eaux plates, moins de chaleur et lumière parfaite pour les photos.
- Emportez de l'eau, un chapeau et des vêtements légers ; le soleil sur la lagune tape fort même sans qu'on le ressente.
Les cenotes de Bacalar
Autour et à l'intérieur de la lagune, plusieurs cenotes donnent son caractère à Bacalar. Le plus célèbre est le Cenote Negro (ou Cocalitos selon la zone), un puits d'une profondeur vertigineuse aux eaux sombres qui contrastent avec le turquoise environnant ; on cite aussi le Cenote Esmeralda et d'autres qui s'ajoutent à la mosaïque de couleurs. La zone de Cocalitos est très fréquentée pour ses hamacs suspendus au-dessus de l'eau et ses formations vivantes. Si les cenotes sont votre péché mignon, notre guide des cenotes près de Cancún vous proposera des options plus proches de l'hôtel pour compléter votre voyage à travers la péninsule.
Stromatolithes : la vie la plus ancienne, qu'il faut préserver
Ce que beaucoup ignorent, c'est que Bacalar abrite l'un des plus grands récifs de stromatolithes d'eau douce au monde : des structures rocheuses formées par des micro-organismes présents sur Terre depuis des milliards d'années. Ce sont des organismes vivants et fragiles, et un tourisme mal géré les a endommagés. C'est pourquoi il existe une règle d'or que tout visiteur responsable doit respecter : ne pas marcher dessus, ne pas les toucher et ne pas utiliser de crème solaire ni d'autobronzant dans la lagune, car les produits chimiques les détériorent. Préserver les stromatolithes, c'est préserver la raison même qui rend Bacalar si spéciale.
- Ne marchez pas et ne prenez pas appui sur les formations rocheuses des rives et des hauts-fonds.
- Utilisez uniquement une crème solaire biodégradable, et de préférence aucune dans l'eau.
- Respectez les zones balisées et les consignes des guides locaux.
Le Canal des Pirates et le fort de San Felipe
Deux étapes chargées d'histoire complètent la visite. Le Canal des Pirates est un chenal aux eaux peu profondes et au turquoise intense qui relie la lagune à la lagune Mariana ; son nom vient de l'époque où les corsaires l'empruntaient pour rejoindre le village. C'est aujourd'hui l'un des coins les plus photographiés et l'endroit où de nombreux bateaux font halte pour se baigner. De son côté, le fort de San Felipe, en plein centre, fut construit au XVIIIe siècle pour défendre Bacalar de ces mêmes pirates ; il abrite aujourd'hui un petit musée et offre des vues splendides sur la lagune. Vérifiez les horaires et tarifs à jour avant de vous y rendre, car ils ont tendance à changer.
Quand y aller et comment organiser le voyage depuis Cancún
La meilleure période pour Bacalar est la saison sèche, environ de novembre à avril, quand il pleut moins et que les couleurs brillent au maximum sous le soleil. L'été apporte chaleur et averses en fin d'après-midi ; il y a toujours le risque qu'une journée nuageuse éteigne les teintes, mieux vaut donc se garder une marge d'un ou deux jours. Gardez à l'esprit que Bacalar se trouve dans le sud du Quintana Roo : c'est un long trajet depuis Cancún, de plusieurs heures de route, et cela ne vaut pas la peine de tenter l'aller-retour dans la même journée.
Notre recommandation honnête est de rester une ou deux nuits à Bacalar pour vivre le lever du jour sur la lagune et ne pas passer toute la journée au volant. Avant de partir, consultez les options de transport et les détails de l'itinéraire dans notre guide comment aller de Cancún à Bacalar. Rappelez-vous que le Mezcal Hotel Boutique se situe au cœur de Cancún, sur l'Avenida Nader : c'est votre base idéale pour vous reposer avant et après l'escapade, avec sa piscine façon cenote entourée de jungle. Une fois vos dates fixées, vous pouvez réserver en direct avec nous et revenir à un havre de paix après avoir découvert la lagune aux sept couleurs.
